Sécurité privée

 

En août 2020, la ministre de la Sécurité publique s’est dite ouverte à faire une plus grande place à la sécurité privée. L’objectif avoué de cette idée est de diminuer le coût de la police au Québec. Selon nous, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Nous avons la chance d’avoir des services policiers professionnels à l’abri d’influences externes. De plus, des mécanismes ont été mis en place afin d’assurer et de maintenir la confiance du public face à l’institution. Il y a bien longtemps que nous avons fait le choix au Québec d’une police professionnelle qui exerce dans le respect des lois et des individus. Nous craignons qu’une trop grande ouverture au secteur privé nous fasse revenir en arrière, alors qu’il faut plutôt travailler à aller de l’avant.

 

Nous croyons que l'apport des civils aux corps policiers est important, surtout dans certains domaines spécialisés, mais les civils doivent venir effectuer le travail des policiers, pas les remplacer. Ainsi, nous croyons que les civils, des travailleurs sociaux par exemple, peuvent aider à améliorer les interventions en santé mentale ou auprès des victimes de violences à caractère sexuel, mais ils ne doivent pas prendre la place d’un policier. La raison est toute simple : les policiers ont des responsabilités et des obligations prévues à la LP que les civils n’ont pas.

De plus, contrairement aux civils, les policiers sont liés par un Code de déontologie ce qui garantit une protection supplémentaire pour le public afin d’éviter tout abus. Nous avons vu au cours des dernières années des situations où des agents de sécurité à l’emploi d’entreprises privées ont dû utiliser la force et les résultats ont été chaque fois désolants. Pensons aux événements du Palais de justice de Maniwaki où un policier n’a pas eu le choix de faire feu sur un jeune pour le maîtriser, alors que deux agents de sécurité observaient la scène sans intervenir. Ou encore à la récente bagarre au conseil de Ville de Sainte-Adèle après que la mairesse ait expulsé un conseiller et que l’agent de sécurité en place n’a pas été capable de gérer la situation.

La formation des policiers québécois est complète et les prépare à intervenir dans toutes sortes de situations, ce qu’aucune formation d’agent de sécurité ne garantit. Contrairement aux policiers québécois qui passent près de 3 ans et demi sur les bancs d’école à apprendre leur métier, la formation d’un agent de sécurité est très courte. Selon le domaine dans lequel il œuvre, un agent de sécurité peut avoir reçu une formation allant de quelques semaines à quelques mois s’il a fait une Attestation d’étude collégiale.

En ce sens, nous ne croyons pas qu’il serait nécessairement avisé de faire une plus grande place à la sécurité privée, chaque projet devrait être analysé au cas par cas afin de s’assurer que la sécurité du public ne sera pas compromise.

Actualités

Lettre au premier ministre: Le racisme n’est pas pire chez les policiers

18 décembre 2020

Voici l'intégrale de la lettre que nous avons fait parvenir au premier ministre après sa déclaration sur le racisme chez les policiers à Qub radio.

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Plainte pour voies de fait : Le directeur de police de Mont-Tremblant doit être relevé de ses fonctions pendant les enquêtes

8 octobre 2020

La FPMQ demande que le directeur du Service de police de la ville de Mont-Tremblant soit relevé de ses fonctions le temps que l’enquête criminelle de la SQ et que l’enquête interne le concernant soient terminées.

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La FPMQ demande un meilleur soutien psychologique pour les policiers

10 septembre 2020

Dans le cadre de la Journée mondiale de prévention du suicide et des consultations découlant du Livre vert sur la réalité policière au Québec, la FPMQ demande la création d’un service d’aide psychologique 24/7 à guichet unique pour les policiers et tous les intervenants d’urgences du Québec.

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