Actualités La cybercriminalité, un enjeu actuel

Publiée le 18 avril 2018

Les crimes commis sur le web guettent chacun d’entre-nous. Les transactions bancaires, l’envoi de courriel et la navigation sont toutes des activités où des fraudeurs malicieux sont susceptibles de commettre des délits. La prévention et la résolution de ces crimes représente un défi de tailles pour les agents de la paix partout dans le monde.

Les effectifs sont souvent trop peu nombreux pour résoudre ces crimes complexes et les connaissances des agents trop peu développées. La quantité d’agents spécialisés dans ce domaine est en hausse, mais les besoins aussi. Il faudra donc continuer de former de plus en plus de spécialistes si les forces policières veulent protéger les citoyens sur le web. 

Il arrive souvent que des agents soient appelés à résoudre des délits sans avoir les connaissances informatiques requises pour mener à terme ce genre d’enquête. Étant donné que ces cas peuvent parfois nécessiter des connaissances techniques particulières, il est difficile de résoudre ces crimes sans avoir de formation préalable.

Le fait que bien des crimes commis sur le web soient de nature internationale complique encore plus les choses. En effet, des faux sites web hébergés dans d’autres pays, de l’argent envoyé à l’étranger, des fraudeurs qui agissent dans des lieux inconnus où la loi locale ne peut être appliquée ne sont que des exemples de cas qui impliquent plus d’un pays. 

L’internet des objets représente aussi une nouvelle frontière susceptible d’être franchie par les cybercriminels. Alors que les objets deviennent de plus en plus connectés au web, ceux-ci deviennent de plus en plus vulnérables aux hackers et autres escrocs oeuvrant dans le virtuel.

L’une des solutions qui a été avancée par certains groupes policiers est l’installation de portes d’entrées dans les programmes pour ordinateurs et téléphones mobiles. Ces portes d’entrées permettent aux policiers, lorsqu’ils ont un mandat, d’aller fouiller dans les données du programme pour obtenir de l’information qui n’est présentement pas accessible. 

Bien se protéger

Les risques d’être victime d’un cybercrime ne sont pas les mêmes pour tous. Les aînés, notamment, sont plus à risque. Ceux-ci ont souvent moins de connaissances informatiques que les personnes plus jeunes. Les immigrés et les réfugiés représentent aussi une portion de la population qui est plus à risque, en raison des barrières linguistiques et sociales qui les séparent parfois de leur pays d’accueil.

Les meilleurs conseils sont les plus connus : utiliser des mots de passe forts, munissez-vous d’un pare-feu et d’un logiciel antivirus pour votre ordinateur et installez les plus récentes mises à jour pour vos systèmes d’exploitation et applications. De plus, si vous êtes victimes de propos diffamatoires ou haineux publiés sur des médias sociaux, si vous avez envoyé des données personnelles à des individus frauduleux ou que vous apercevez des photos de vous publiées sur le web sans votre consentement, les autorités peuvent vous aider.

Les cybercrimes ne sont pas près d’arrêter. Les agents de la paix devront donc trouver des solutions créatives pour contrer ces délits, et ce, avec l’aide de la population.

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