Actualités Déclarations diffamatoires de la ville de Mont-Tremblant : la FPMQ répond

Publiée le 27 janvier 2021

COMMUNIQUÉ

 

Déclarations diffamatoires de la ville de Mont-Tremblant : la FPMQ répond

 

Mont-Tremblant, 27 janvier 2021 – La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) déplore, dénonce et condamne avec vigueur les propos tenus par le maire de la ville de Mont-Tremblant à Radio-Canada ce matin. La ville ne présente aucune preuve pour appuyer les accusations qu’elle reformule aujourd’hui et elle n’a entrepris aucun recours devant les services essentiels du tribunal administratif du Travail (TAT) pour forcer les policiers à faire leur travail, c’est signe que ce sont des accusations en l’air. La FPMQ étudie actuellement toutes les possibilités juridiques qui s’offrent à elle pour défendre ses membres, puisque ces déclarations relèvent ni plus ni moins de la diffamation.

 

« Cette sortie est désolante, le maire a un profond déni pour la réalité et les faits. En aucun temps, le service à la population n’a été affecté. Les policiers et policières de Mont-Tremblant sont des personnes intègres qui respectent les lois : ils n’ont jamais intimidé des élus municipaux. J’ajouterais même que les relations de travail se sont grandement améliorées dans les derniers mois avec l’embauche d’un nouveau cadre, ce qui nous donne espoir de pouvoir enfin régler le conflit de travail dans les règles de l’art, ce qui a toujours été notre objectif », a déclaré le président de la FPMQ, François Lemay.

 

La sortie médiatique du maire est particulièrement inhumaine. En rapportant des mensonges sur la qualité du travail des hommes et des femmes qui ont choisi de porter l’uniforme pour protéger la population, le maire s’en prend malicieusement au professionnalisme, à l’engagement et à la dignité de travailleurs essentiels ainsi qu’à leur famille en pleine crise sanitaire.

 

Les élections municipales approchent

Pour la FPMQ, cette sortie du maire Luc Brisebois a été faite à des fins électoralistes. La population réclame depuis longtemps un référendum pour se prononcer directement sur la question. Or, vu le refus de la ville, il est évident que la question reviendra sur la table lors de la prochaine élection et le maire semble vouloir faire passer le projet rapidement pour éviter d’avoir à défendre sa décision devant l’électorat. Contrairement à la dernière élection, il aura de l’opposition lors de celle-ci. En décembre, la FPMQ a commandé un sondage sur le projet d’abolition du corps policier municipal et présentera les résultats au cours des prochaines semaines.

 

Toujours est-il que le processus actuel est tout à fait normal. En mai prochain, le Comité consultatif sur la réalité policière (CRRP) déposera son rapport et proposera une foule d’avenues pour améliorer le milieu policier québécois. Il est tout à fait sain et légitime que la ministre de la Sécurité publique désire avoir un portrait global de la situation avant de prendre une décision à la pièce qui aura un impact sur la carte policière.

 

De plus, la ville de Mont-Tremblant est au fait qu’un recours actuellement entendu par le TAT pourrait venir invalider la résolution du conseil municipal qui demande à la ministre d’abolir le corps policier municipal de Mont-Tremblant puisqu’elle constitue une mesure de représailles syndicales. Selon la loi sur la police, la ministre de la Sécurité publique obtient le pouvoir d’abolir un corps policier municipal seulement après que le conseil municipal ait adopté une résolution lui demandant d’agir en ce sens. Sans la résolution, la ministre ne peut abolir un service de police. La décision de la ministre Guilbeault de reporter sa prise de décision assure l’indépendance du TAT, qui est la seule instance habilitée à juger de la légalité de la décision de la ville d’abolir son service de police et laisse au CCRP le temps de faire son travail avec diligence. La sortie de la ville démontre bien son incompréhension de la situation.

 

« C’est du réchauffé ce que la ville nous sert aujourd’hui, tellement que la sauce commence à coller au fond du chaudron. Nous sommes tannés de les voir discréditer le travail des policiers, de la Fraternité et de la ministre, alors que le projet est sur la table pour se débarrasser du conflit de travail sans avoir à le régler. La sortie d’aujourd’hui démontre que nous avons raison de nous adresser au TAT, la ville manque à ses obligations d’employeurs en procédant ainsi », a ajouté M. Lemay. « La ministre a rencontré les deux parties à la mi-décembre 2020 pour faire le point sur la question et s’assurer que le service à la population est toujours offert selon de hauts standards. Si elle a ensuite décidé d’attendre avant de prendre sa décision, c’est parce qu’elle a été en mesure de s’assurer que le service à la population n’a jamais été affecté. Il faut éviter de céder à la pression du maire Brisebois qui commence à sentir la soupe chaude et qui voit bien que son projet ne tient pas la route ».

 

Photo de courtoisie

 

À propos

La Fédération a plusieurs objectifs qui visent le mieux-être de ses membres et de la population. Elle veille à ce que les corps policiers municipaux puissent offrir des services de qualité aux citoyens qu'ils sont chargés de protéger. Elle s'emploie au bienêtre collectif et à la qualité de vie de ses membres, en maintenant l'honneur et le développement professionnel de ses policiers et policières. Les membres de la Fédération sont des associations de salariés formées exclusivement de policiers et policières municipaux ou des personnes apparentés à ceux-ci qui œuvrent à travers tout le Québec.

 

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