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PARCE QUE OUI, LA SANTÉ MENTALE DE NOS POLICIERS ET POLICIÈRES COMME TRAVAILLEURS DE 1ÈRE LIGNE DOIT ÊTRE MISE À L’AVANT-PLAN.

 

Cette semaine est non seulement la semaine nationale de la santé mentale, mais aussi la semaine nord-américaine de la santé et de la sécurité au travail. C’est dans ce contexte que comme président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), je prends la parole sur l’importance, pour le gouvernement actuel, de venir rapidement et concrètement poser des actions afin de prioriser la santé mentale de nos policiers et policières, de surcroît en ces temps plus difficiles où les tâches de nos membres ne cessent d’être accrues pour la sécurité et le bien-être de tous et toutes.

 

Il est de notoriété publique que les policiers et les policières vivent de nombreux événements stressants à même l’exercice de leurs fonctions et desquels peuvent résulter l’apparition de lésions psychologiques chez certains d’entre eux. Des travaux ont lieu actuellement afin de procéder à la révision du projet de loi 59 visant à moderniser la loi sur la santé et la sécurité du travail. Malheureusement, le PL59, dans sa forme actuelle, ne vient aucunement reconnaître que des travailleuses et travailleurs de première ligne, comme nos policiers et policières puissent subir des lésions psychologiques importantes lors de leurs interventions. Nous demandons au gouvernement de venir reconnaître le stress post-traumatique, la dépression, l’anxiété généralisée, le trouble de l’adaptation et le traumatisme vicariant (fatigue par compassion) comme étant effectivement des lésions qui doivent bénéficier du principe de présomption dans cette même loi.

 

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec a aussi fait des représentations au cours de la dernière année afin que l’organisme La Vigile, centre d’hébergement qui est spécialisé pour venir en aide aux professionnels en détresse qui portent l’uniforme, tel que les policiers et policières, soit reconnu officiellement par le gouvernement et que celui-ci octroie les subventions récurrentes nécessaires à la pérennité de l’organisme. Il s’agirait là d’une avancée dans le soutien de la santé mentale pour les professionnels portant l’uniforme au Québec.

 

Parce que pour l’instant, tant par la portée actuelle sans les amendements que nous demandons du projet de loi 59 que par le soutien manquant à La Vigile, Québec n’est pas une province qui vient mettre la santé mentale de ses professionnels en uniforme à l’avant-plan, ni la santé et sécurité au travail comme étant une priorité provinciale. Bien au contraire.

 

 

François Lemay

Président de la FPMQ