Communiqués de presse La mairesse Michaud refilera la facture de son obstination aux générations futures

Publiée le 15 septembre 2016

La Fraternité des policiers de Châteauguay, de même que la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), déplorent vigoureusement l’approbation gouvernementale du règlement autorisant la création du corps de police de la Ville de Mercier.

Depuis mars 2015, la Fraternité et la FPMQ ont multiplié les démarches afin de démontrer que la consultation menée par l’administration municipale était bidon et pour suggérer à la mairesse de soumettre son intention à un vote populaire. Contraints au dogmatisme de la mairesse Lise Michaud, la Fraternité et la Fédération nationale des policiers ont donc entrepris des démarches judiciaires, lesquelles sont présentement en cours.

Afin de procéder à la création d’un corps de police local, le ministère de la Sécurité publique prévoit quelques étapes importantes à franchir. Malheureusement, les organisations policières ont constaté que plusieurs d’entre elles ont été escamotées dans le processus mis en place par l’administration municipale. « Ça fait maintenant un an et demi que l’on décrit ce processus bidon. Les citoyens n’ont pas reçu les bonnes informations à plusieurs égards, dont les coûts qu’un service de police de niveau deux peut représenter », affirme le président de la Fraternité, François Lemay.

UNE FACTURE SALÉE ET UNE RÉGRESSION DE SERVICE

En somme, les citoyens de Mercier se retrouveront avec une facture salée et une régression de service. « Non seulement la Ville de Mercier devra toujours payer sa dette à Châteauguay, causée par la mauvaise gestion de la mairesse Michaud, mais en plus, ils devront assumer les importants coûts reliés à la construction d’un nouveau poste et à l’achat de ses équipements. Au total, ces coûts représentent 100% du budget de la Ville ! La mairesse Michaud devra donc les étaler dans le temps, amputer les projets de développement et causer beaucoup de maux de tête aux générations futures. Je crois que les citoyens déchanteront rapidement lorsqu’ils verront leur compte de taxes augmenter en flèche au cours des prochaines années. Tout ça pour une régression de service puisqu’ils ne pourront plus compter sur l’expertise des agents du service de Châteauguay », explique Robin Côté, président de la FPMQ, témoignant par le fait même de sa surprise que le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal, Martin Coiteux, ait autorisé la démarche, alors que la cause est toujours entendue devant les tribunaux. 

UNE VOLONTÉ PERSONNELLE PLUTÔT QU’UN INTÉRÊT PUBLIC

Encore une fois, la Fraternité somme l’administration municipale d’organiser un référendum sur la question. « Sérieusement, on commence à se dire que la mairesse Michaud se rend bel et bien compte qu’elle n’a pas le soutien de la population locale. Autrement, on ne voit pas pourquoi elle s’obstine tant à ne pas consulter ses propres citoyens », termine M. Lemay, en rappelant qu’un sondage Léger, réalisé en mars 2015, soutenait que 80% des citoyens concernés souhaitaient être consultés.

À PROPOS DE LA FRATERNITÉ

La Fraternité des policiers de Châteauguay regroupe 120 policiers et policières. Des membres desservent actuellement les municipalités de Châteauguay, Saint-Isidore, Mercier, Léry et Beauharnois.

À PROPOS DE LA FPMQ

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement d'associations syndicales composées d’environ 4 500 policiers et policières municipaux de la province, dont ceux de la Fraternité des policiers de Châteauguay.

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