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LA FÉDÉRATION DES POLICIERS MUNICIPAUX DU QUÉBEC DEMANDE QUE CESSE LE RECOURS À LA SÉCURITÉ PRIVÉE DANS LES LIEUX PUBLICS
Montréal, le 17 octobre 2007 – La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) dénonce les décisions de certaines villes d'engager des agences de sécurité privée pour assurer la surveillance dans des parcs et d'autres endroits publics. Elle réagit fortement à l'annonce récente de la Ville de l'Ancienne-Lorette de recourir à une agence de sécurité privée pour patrouiller les rues de son secteur. Selon la Fédération, cet empiètement entraîne une confusion des rôles et un faux sentiment de sécurité au sein de la population. La FPMQ a demandé au gouvernement d'intervenir dans ces dossiers pour faire cesser l'embauche d'agences de sécurité privée dans les lieux publics.
Le président de la FPMQ, M. Denis Côté, déclare : « Un agent de sécurité privée n'a pas plus de pouvoir qu'un simple citoyen. Il n'est pas régi par un code de déontologie et n'a pas la formation requise pour intervenir. » Le 15 septembre 2005, lors d'une commission parlementaire sur le projet de loi n o 88, Loi sur la sécurité privée, M. Côté s'était prononcé ainsi : « L'État s'est doté de services policiers professionnels et imputables qui assument leurs responsabilités dans le respect des droits de la personne et de nos valeurs démocratiques. On ne peut s'attendre aux mêmes préoccupations d'une agence privée qui agit au service d'un client. »
La Fédération est d'avis que l'adoption de ce projet de loi maintient les empiètements de la sécurité privée dans le domaine public et ne clarifie pas le partage des rôles entre les deux secteurs.
M. Côté ajoute : « La Ville croit réaliser des économies, mais elles sont dérisoires puisque le coût facturé pour un agent de sécurité privée équivaut au salaire d'un policier à l'embauche. Donc, il est préférable d'engager un policier pour assurer la surveillance car il a la formation professionnelle requise, les pleins pouvoirs d'un agent de la paix et est imputable des gestes accomplis dans ses fonctions. »
D'après le président de la FPMQ, certaines villes font face à un manque d'effectifs policiers et devraient le combler par l'embauche de policiers et non pas avec des agents de sécurité privée.
La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement d'associations syndicales composées de policiers et policières municipaux de la province.
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Source : Christine Beaulieu Directrice des communications Corporation des services de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec Téléphone : 514 356-3321, poste 226 Cellulaire : 514 248-7955 |
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