Communiques

 

La 8e édition des Prix Policiers du Québec

honore des femmes et des hommes exceptionnels

Montréal, le 23 novembre 2006 – Le 8e Gala des Prix policiers du Québec s'est tenu aujourd'hui à l'hôtel Mariott Château Champlain à Montréal devant plus de 350 convives provenant des milieux syndical, juridique, politique et économique. Au cours de cet événement, les associations syndicales policières du Québec ont honoré leurs pairs pour le travail remarquable qu'ils ont accompli auprès de leur communauté. Pour une sixième année consécutive, M. Pierre Légaré a agi à titre de maître de cérémonie.

 

 

Les lauréats

 

Cette année, 33 policiers et policières de la Gendarmerie royale du Canada, de la Sûreté du Québec, des services de police de Châteauguay, Montréal et Sherbrooke ont reçu le Cristal des Prix policiers du Québec. Cette distinction leur a été décernée pour avoir fait preuve de détermination, de courage et de ténacité lors de situations fort dangereuses, entre autres, lorsqu'un père désespéré a menacé de s'immoler, dans le cadre d'un travail d'infiltration outre-mer, lorsqu'un immeuble a été la proie des flammes et lors de la fusillade au collège Dawson.

 

Cette année, une nouvelle distinction a été créée pour souligner l'implication syndicale. M. Guy Marcil a reçu ce prix en tant que bâtisseur du mouvement syndical policier.

 

 

Une solidarité à toute épreuve

Service de police de la Ville de Montréal

 

Le 19 juillet, vers 19 heures, des policiers du groupe de la section technique qui interviennent en soutien à l'escouade des stupéfiants du Secteur ouest sont appelés pour procéder à l'arrestation d'un suspect pouvant être armé et dangereux. Alors qu'ils positionnent leur véhicule, le suspect se met à tirer sur eux, ce qui les amène à improviser une intervention bien différente de celle qui avait été projetée. Plusieurs coups de feu sont échangés et Daniel Moisan, le policier conduisant le véhicule, est blessé au dos par un projectile tiré par le suspect. Compte tenu du grave danger que courent ses collègues, il sort malgré tout de son véhicule et continue de les couvrir et de leur prêter main-forte jusqu'à ce que l'opération soit terminée. Il sera par la suite transporté à l'hôpital. Pour leur professionnalisme et leur grand sens de la solidarité, nous remettons un Cristal à trois policiers du Service de police de la Ville de Montréal, Claude Gosselin, Daniel Joly et Daniel Moisan.

 

Une petite fille retrouvée

Service de police de la Ville de Montréal

 

Le 3 septembre 2005, une enfant âgée de 7 ans joue dehors avec son grand frère de 8 ans et des amis. Vers 18 heures, elle décide de rentrer chez elle. Lorsque son frère arrive chez lui à 19 h 40, elle n'est toujours pas rentrée. Les policiers sont saisis de l'affaire et les recherches commencent par une visite des appartements du complexe immobilier. Le locataire de l'appartement 309 ne semble pas très coopératif. Un plan de mobilisation est déclenché et les policiers de l'Intervention du Service de police de la Ville de Montréal se joignent aux recherches. Deux policiers entreprennent de poser des questions au concierge de l'immeuble où vit la famille. De retour à l'appartement 309, les agents insistent et le locataire finit par avouer la présence de la disparue dans l'appartement. À 23 h 55, la jeune fille est retrouvée cachée sous plusieurs couvertures, les mains ligotées dans le dos, des papiers essuie-tout dans la bouche. Elle porte des traces de blessures au visage, qui s'avéreront être des coups de marteau, mais elle pourra être sauvée. Pour leur professionnalisme, leur perspicacité et leur détermination, nous remettons un Cristal à Richard Clément, Gilles Lavoie et Grégory Rocheleveque.

 

 

Un homme désespéré ramené à la raison

Service de police de Châteauguay

 

Le 26 juillet 2006, le Service de police de Châteauguay reçoit un appel mentionnant qu'un homme menace de s'immoler et d'incendier sa résidence située à Maplegrove. Les agents Claude Fréchette et Nicolas Veilleux se rendent sur place. Ils sont accueillis par trois enfants en pleurs qui les informent que leur père veut mettre fin à ses jours. Les policiers font sortir les enfants de la maison et demandent de l'assistance. Alors qu'ils défoncent la porte de la chambre où l'homme s'est enfermé, une forte odeur d'essence envahit la résidence. Ils s'aperçoivent que l'homme et toute la chambre sont imbibés d'essence. Il est à genoux sur son lit, tient un briquet dans la main gauche et un couteau appuyé sur sa poitrine dans la main droite. L'agent Fréchette reste dans l'encadrement de la porte et entame la discussion avec lui. L'agent Veilleux reconduit les enfants à l'extérieur, car ces derniers, inquiets, sont retournés dans la maison. Il demande l'assistance du service d'incendie et des ambulanciers en leur précisant de ne pas actionner leur sirène et leurs gyrophares pour ne pas provoquer le désespéré. Il prend soin d'apporter un boyau d'arrosage près de la pièce, de remplir le bain d'eau et de disposer des serviettes mouillées près de son collègue. Pendant que l'agent Fréchette négocie avec le forcené, son collègue demeure près de la porte d'entrée pour garder un contact avec les enfants et faire le lien entre les pompiers de Beauharnois, les autres policiers arrivés sur les lieux et son collègue. À deux reprises, l'homme demande que l'on ferme la porte pour passer à l'acte. L'agent Fréchette refuse catégoriquement et continue de discuter avec lui pendant plus d'une heure. Il réussit finalement à le convaincre de se rendre. On le conduit au Centre hospitalier Anna Laberge. Il y fait un arrêt cardiaque attribuable à une surconsommation de médicaments et une intoxication à l'essence, mais le personnel de l'hôpital parvient à le réanimer. Pour la patience et la ténacité exemplaires qu'ils ont démontrées en sauvant cet homme désespéré, nous décernons un Cristal à ces deux agents du Service de police de Châteauguay, Claude Fréchette et Nicolas Veilleux.

 

Une évacuation menée rondement

Sûreté du Québec

Poste de la MRC Beauharnois-Salaberry

Le soir du 11 janvier 2006, avant d'entreprendre leur relève de nuit, les huit membres du poste de la Sûreté du Québec de la MRC Beauharnois-Salaberry révisent ensemble les procédures d'intervention lors d'une situation à haut risque et d'une évacuation. À 5 heures du matin, les patrouilleurs sont appelés à se rendre sur les lieux d'un incendie dans un immeuble de Salaberry-de-Valleyfield habité par des personnes âgées. À leur arrivée, les policiers aperçoivent quelques-uns des résidants aux fenêtres des étages supérieurs. Le temps presse. Le feu a déjà gagné la cage d'escalier et plus personne ne peut descendre. Pendant que certains interviennent en utilisant les échelles, les policiers se rendent à l'intérieur de l'immeuble et font le tour de tous les appartements. Comprenant que les deux bâtiments adjacents risquent d'être la proie des flammes, ils prennent l'initiative d'évacuer aussi les personnes qui s'y trouvent. Et heureusement, car les trois bâtiments passeront effectivement au feu. Faute de réponse immédiate, 27 portes seront défoncées. Deux personnes seront gravement brûlées, mais toutes les autres sortiront indemnes, y compris un résidant qui fera un arrêt cardiorespiratoire à cause du stress et de la fumée. Pour le travail d'équipe et la rapidité d'intervention, nous remettons un Cristal aux huit policiers de la Sûreté du Québec du poste de la MRC Beauharnois-Salaberry, Marco Chamberland, Nicole Champagne, Éric Couturier, Patrice Gauthier, Yannick Godin, Sandra Morin, Daniel Richard et Marie-Claude Rochefort.

 

 

Une femme sauvée de justesse

Service de police de Sherbrooke

 

Le 26 février 2006, le répartiteur transmet à l'agent Richard Pariseau du Service de police de Sherbrooke le message d'une dame qui veut porter plainte contre son ex-conjoint pour violence conjugale. M. Pariseau l'appelle pour prendre rendez-vous et un homme répond qu'elle ne peut pas lui parler, car elle est dans la salle de bains. Il rappelle quelques minutes plus tard et l'homme affirme que la dame ne veut pas discuter avec les policiers. Agacé par cette réponse, il envoie un véhicule sur place. Il n'y a pas de réponse. Toutes les portes et les fenêtres sont verrouillées. Les agents Karine Côté et Christian Bourret s'informent auprès d'une voisine, qui leur dit que la dame a quitté l'appartement. Déterminés, ils se rendent chez le concierge pour obtenir les clés. De retour à l'appartement, ils constatent que les clés n'ouvrent pas les verrous des portes avant et arrière et font donc appel à un serrurier. À leur entrée, ils constatent que la porte de la salle de bains est verrouillée. Le serrurier parvient à l'ouvrir et ils découvrent la femme couchée au sol à demi inconsciente. Droguée par des médicaments, elle a été battue et laissée pour morte par son ex-conjoint. Elle est rapidement transportée à l'hôpital. Pour la persévérance et la détermination exemplaires qu'ils ont démontrés en portant secours à cette femme et, finalement, en lui sauvant la vie, nous décernons un Cristal à ces trois agents du Service de police de Sherbrooke : Christian Bourret, Karine Côté et Richard Pariseau.

 


Conscience professionnelle et dévouement personnel

Gendarmerie royale du Canada

 

Le 2 juin 2006, à l'âge de 56 ans, un sergent au parcours irréprochable prend sa retraite de la Gendarmerie royale du Canada après trente-deux années de service – en grande partie à l'escouade des stupéfiants. Ses pairs lui ont rendu hommage pour la ténacité qu'il a démontré dans son travail d'investigation et de surveillance lors de plusieurs enquêtes majeures, entre autres, dans les projets Chevalin et Chabanel. Mais on y souligne aussi son engagement envers la Maison Victor-Gadbois, une résidence sans but lucratif de Sainte-Julie où, depuis 1998, il se rend un samedi sur deux afin de venir en aide et prodiguer des soins à des personnes atteintes de cancer en phase terminale, une cause qu'il n'a pas l'intention d'abandonner à la retraite. Pour la conscience professionnelle dont il a fait preuve dans d'innombrables investigations et la compassion qu'il continue de démontrer par son bénévolat à la Maison Victor-Gadbois, nous remettons un Cristal au sergent Richard Arguin.

 

 

Une intervention périlleuse

Service de police de la Ville de Montréal

 

Le 30 mai 2005, une policière reçoit un appel pour une tentative de suicide à l'oratoire Saint-Joseph. Arrivée sur les lieux, elle aperçoit une femme assise sur la terrasse du toit, les jambes dans le vide, qui ne se retient que par un bras. La policière monte la rejoindre, franchit la clôture qui les sépare et réussit à l'agripper, mettant ainsi sa propre vie en péril, tellement la situation est dangereuse. L'agent Nathalie Hervieux, du Service de police de la Ville de Montréal, retient la femme le temps nécessaire avant de pouvoir la ramener en lieu sûr, lui évitant ainsi une chute mortelle de 20 mètres . Pour avoir réussi cette intervention aussi périlleuse que délicate, nous remettons un Cristal à Nathalie Hervieux .

 

 

Un remarquable travail d'infiltration

Gendarmerie royale du Canada

 

Le Projet Chabanel aura été l'une des plus importantes investigations de la GRC en 2006, mettant fin aux activités d'un réseau criminel organisé existant depuis plus de trente ans. Il a connu son dénouement après dix-huit mois de travail dans des conditions dangereuses, avec l'arrestation de membres clés du gang de l'Ouest. L'opération est unique en son genre. Les membres de la section des stupéfiants de la GRC ont réussi à infiltrer l'organisation criminelle et à convaincre les trafiquants de leur confier la responsabilité d'aller recevoir en haute mer une importante quantité de drogue afin de pouvoir l'introduire clandestinement au Canada. En mai 2006, les agents doubles de la GRC affrètent donc un navire. Ils se rendent jusqu'à la côte ouest de l'Afrique où ils récupèrent 22,5 tonnes de résine de cannabis évaluées à 225 millions de dollars. Environ 30 enquêteurs ont participé à cette opération d'infiltration et, selon le sergent d'état-major André Potvin, de la section des stupéfiants de la Division C, sept membres de la GRC se sont particulièrement distingués. Pour leur professionnalisme et leur ténacité, nous remettons un Cristal aujourd'hui à Marcus Duheme, Josée Dauphinais, Guy Massé, Maxime Ste-Fleur et Mike Yard .

 

Fusillade à Dawson

Service de police de la Ville de Montréal

 

Le 13 septembre 2006, vers 12 h 45, les constables Anne-Marie Dicaire et Alain Diallo sont appelés au collège Dawson, à Montréal, pour une affaire de drogue. Dès leur arrivée, ils constatent qu'un individu armé tire sur des étudiants. Ils le suivent aussitôt dans l'établissement, devenant une cible à leur tour. Martin Dea, un officier, arrive sur les lieux et prend les opérations en mains. Constatant qu'une offensive groupée est trop risquée, il demande à deux policiers de tenter de s'approcher du tireur. Un des policiers est coupé dans son élan par les coups de feu du forcené. L'autre, le constable Denis Côté, parvient à s'approcher, comme l'a déjà fait l'agent Marco Barcarolo. Le tireur ne peut plus se déplacer librement. Profitant du moment où il décide quand même de bouger, Denis Côté parvient à le neutraliser et à mettre fin au carnage. Parce que ce jour-là, par leur courage et leur professionnalisme, ils ont réussi à sauver des vies, nous remettons un Cristal à cinq policiers du Service de police de la Ville de Montréal, Marco Barcarolo, Denis Côté, Martin Dea, Alain Ibrahim Diallo et Anne-Marie Dicaire.

 

 

Une initiative du milieu syndical policier

 

Cet événement est organisé par les différentes associations policières du Québec, soit l'Association des membres de la Police Montée du Québec (AMPMQ), l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) et la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM).

 

Au cours de ce dîner, le fondateur de l'AMPMQ, M. Gaétan Delisle, le président de l'APPQ, M. Jean -Guy Dagenais, le président de la FPMQ, M. Denis Côté et le président de la FPPM, M. Yves Francoeur, ont félicité les récipiendaires et se sont dits fiers de représenter les policiers et policières du Québec qui démontrent un grand professionnalisme dans l'accomplissement de leurs fonctions.

 

 Des invités de marque

 

Plusieurs invités des milieux policier, juridique, économique et politique ont assisté à ce gala. Nous retrouvions, entre autres, la députée de Prévost et porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, M me Lucie Papineau , l'ex-solliciteur général du Canada et membre du Conseil privé de la Reine , l'honorable Pierre H. Cadieux, les sénateurs, les honorables Pierre-Claude Nolin et Lucie Pépin, ainsi que les représentants des commanditaires des Prix policiers du Québec, belairdirect et Ford Canada.

 

 

Remise d'un don

 

Par l'entremise de leur fondation respective, les quatre associations policières remettront un don de 6 000 $ à la Fondation de la recherche sur les maladies infantiles.

 

L'AMPMQ, l'APPQ, la FPMQ et la FPPM représentent les quelque 13 000 policiers et policières du Québec.

 

 

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Sources :

 

Christine Beaulieu

Directrice des communications, FPMQ

(514) 356-3321, poste 226 ou (514) 248-7955 ou cbeaulieu@fpmq.org

Frederic Serre

Agent d'information, AMPMQ

(514) 524-8212 ou fsimedia@videotron.ca

 

Martin Viau

Directeur de la recherche et des communications, FPPM

(514) 527-4161 ou martinv@fppm.qc.ca

 

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