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LA FÉDÉRATION DES POLICIERS MUNICIPAUX DEMANDE DE METTRE UN TERME À L'EXPANSION DE LA SÉCURITÉ PRIVÉE AU QUÉBEC
Montréal, le 11 février 2004 – Aujourd'hui, les représentants de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) ont présenté leur mémoire relativement au livre blanc intitulé La sécurité privée, partenaire de la sécurité intérieure . D'entrée de jeu, ils ont affirmé devant la Commission des institutions que ce document ne répondait pas à leurs attentes. « Le livre blanc confirme les débordements déjà réalisés et il encourage indirectement le développement de la police parallèle, organisée et contrôlée par l'entreprise privée » a déclaré le président de la FPMQ, M Yves Prud'Homme.
Concernant les rôles des agents de sécurité privée, selon la Fédération, la législation doit prévoir spécifiquement que ces derniers n'aient aucun pouvoir d'agent de la paix et que la sécurité publique relève exclusivement des services policiers.
Elle recommande que la loi interdise aux municipalités d'engager des agents de sécurité privée pour effectuer de la patrouille sur leur territoire. Elle craint que l'emploi des agents de sécurité privée pour patrouiller crée une sécurité publique à deux vitesses, une pour les riches et une autre pour les moins nantis. M. Prud'Homme s'est expliqué ainsi : « Des municipalités desservies par la Sûreté du Québec prendront l'argent qu'elles sauvent pour se payer des services privés de patrouille et le même phénomène se produira dans les villes où l'on retrouve des arrondissements plus fortunés qui se paieront une patrouille privée, comme c'est présentement le cas à plusieurs endroits ».
La FPMQ approuve au sein des entreprises un service d'enquêtes exploratoires pour déceler ou prévenir le crime à l'interne et non pas pour l'enquêter. « L'enquête criminelle doit être menée par un agent de la paix dégagé de tout intérêt par rapport à la victime, par rapport à celui qui commande et paie cette enquête », précise le président de la Fédération.
Quant à l'encadrement de la sécurité privée, l'association propose une formation de base obligatoire offerte par le ministère de l'Éducation aux agents de sécurité et payée par l'industrie. De plus, elle suggère que la loi établisse les règles de pratique et d'éthique imputables aux agents de sécurité et que la violation de ces règles aboutisse à des sanctions pénales pouvant entraîner la suspension ou la résiliation du permis de l'agent ou de l'agence.
M. Prud'Homme a conclu sa présentation de la façon suivante : « La mission de la police publique ne peut être diluée au profit de l'entreprise privée, certes pas au Québec. On aura beau former des agents de sécurité et les soumettre à des règles strictes de déontologie, ils ne seront pas pour autant les officiers publics désintéressés et imputables que sont les policiers ».
La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement d'associations syndicales composées de plus de 8 000 policiers et policières municipaux de la province. Elle compte parmi ses membres la Fraternité des policiers et policières de Montréal à titre de membre associé.
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Source : Christine Beaulieu, coordonnatrice des communications Corporation des services de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec Téléphone : (514) 356-3321 Télécopieur : (514) 356-1158 Courriel : cbeaulieu@fpmq.org Site Internet : www.fpmq.org
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