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LA FÉDÉRATION DES POLICIERS MUNICIPAUX RECOMMANDE LINTERVENTION DES VICTIMES ET DES SERVICES DE POLICE DANS LE PROCESSUS DEXAMEN DES DEMANDES DE LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES Montréal, le 19 février 2002 Les représentants de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) ont présenté aujourdhui la position de lassociation relativement à lavant-projet de loi intitulé Loi sur le système correctionnel du Québec lors dune commission parlementaire. La FPMQ approuve cet avant-projet de loi mais demande que les victimes et les services de police interviennent dans le processus dexamen des demandes de permissions de sortir et de libérations conditionnelles. La Fédération recommande que la victime et tout service de police concerné devraient être informés dune demande de permission de sortir ou de libération conditionnelle avant quelle ne soit étudiée par la Commission des libérations conditionnelles et avec la possibilité de soumettre des représentations écrites et dêtre entendus dans le cadre de lexamen de la demande. La FPMQ endosse les articles 53 et 145 de lavant-projet de loi qui obligent les autorités à aviser les services de police lorsquune permission de sortir ou une libération conditionnelle a été accordée à une personne contrevenante. Cependant, elle souhaite que toutes les informations pertinentes soient inscrites au Centre de renseignements policiers du Québec (CRPQ). Elle préconise la création dun service téléphonique accessible 24 heures par jour permettant aux services policiers et aux victimes de communiquer avec un agent de probation ou une personne de la Commission québécoise des libérations conditionnelles afin dautoriser un mandat darrestation lors du non-respect des conditions de libération. Le président de la FPMQ, M. Yves PrudHomme, affirme que « ce service serait une alternative valable, à défaut de reconnaître aux policiers le pouvoir de suspendre une permission de sortir ou une libération conditionnelle et de détenir le contrevenant lorsquils ont un motif raisonnable de croire quil y a violation des conditions ». Le président de la FPMQ termine sa présentation en suggérant au ministère de la Sécurité publique de considérer des moyens électroniques de contrôle de certains contrevenants comme condition à une permission de sortir ou à une libération conditionnelle. « Nous y voyons là un moyen de rehausser la crédibilité du système de libérations conditionnelles et de sécuriser le public à la suite des dérapages que nous avons connus récemment et des drames qui en ont résulté » conclut-il. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement dassociations syndicales composées de policiers et policières municipaux de la province. Elle compte plus de 95 associations membres incluant la Fraternité des policiers et policières de Montréal. Elle représente près de 8 500 policiers et policières dont 4 100 de Montréal. -30- |
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