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SELON LA FÉDÉRATION DES POLICIERS MUNICIPAUX, LE MOMENT EST VENU DAFFERMIR LES LOIS CONCERNANT LES SERVICES CORRECTIONNELS ET LES LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES AU CANADA Montréal, le 18 février 2002 La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) appuie les démarches et la pétition de lAssociation canadienne des policiers et policières lancée le 12 février dernier enjoignant le Parlement dabolir le « Club Fed » et dadopter des lois pour renforcer le système de détermination des peines, des services correctionnels, des libérations conditionnelles et des remises en liberté au Canada. « Létablissement à sécurité moyenne William Head situé sur le bord de locéan Pacifique en Colombie-Britannique, où les détenus peuvent jouer au golf, au tennis, au baseball et pêcher le saumon, illustre lexpression "Club Fed " référant ainsi à la mentalité laxiste des Services correctionnels canadiens (SCC) », affirme le président de la FPMQ, M. Yves PrudHomme. Récemment, des policiers ont été abattus par des personnes qui bénéficiaient dune libération conditionnelle. La semaine dernière, Randall Tabah a été arrêté à Victoria (C.-B.) pour une introduction par effraction alors quil jouissait dune libération conditionnelle anticipée. Il a été reconnu coupable du meurtre au premier degré de lagent Michel Vincent du Service de police de Longueuil en 1981. Selon la FPMQ, ces événements démontrent indéniablement la trop grande indulgence des SCC dans le traitement des contrevenants violents. « Par cette pétition pancanadienne, nous visons à sensibiliser le gouvernement afin quil impose des sanctions significatives pour les contrevenants, affermisse la sécurité publique et rétablisse la confiance du public dans notre système de justice pénale », déclare M. PrudHomme. La Fédération et lACP recommandent les mesures suivantes : Larticle 745 du Code criminel devrait être abrogé. Cet article comprend une disposition permettant aux auteurs de meurtres au premier degré condamnés de demander une libération conditionnelle anticipée après avoir purgé quinze ans demprisonnement; Les auteurs de meurtres au premier degré devraient purger leur peine sans possibilité de libération conditionnelle pendant une durée minimale de vingt-cinq années en prison et non au « Club Fed »; Lors de la détermination du niveau de sécurité à imposer au détenu, ses antécédents criminels et le crime pour lequel il est condamné devraient constituer le facteur prépondérant; Le Parlement devrait instituer une enquête publique indépendante sur les systèmes de détermination des peines, des services correctionnels et des libérations conditionnelles au Canada; Accorder aux victimes un apport accru dans les décisions ayant une incidence sur la détermination des peines, le classement des prisons, la libération conditionnelle et la remise en liberté; Resserrer les lois et les politiques carcérales pour protéger les Canadiens contre les criminels violents. Au cours des prochaines semaines, la FPMQ sollicitera lappui de ses membres et de la population québécoise par la signature de cette pétition demandant au gouvernement fédéral deffectuer des changements importants dans le système carcéral canadien. Une copie de la pétition se trouve sous la rubrique « Fini, le "Club Fed" » au www.cpa-acp.ca Sur le plan provincial, la Fédération a déposé un mémoire relativement à lavant-projet de loi sur le système correctionnel du Québec. Elle présentera sa position demain à 11 h 30 devant la Commission des institutions à Québec. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement dassociations syndicales composées de policiers et policières municipaux de la province, membre de lAssociation canadienne des policiers et policières. Elle compte plus de 95 associations membres incluant la Fraternité des policiers et policières de Montréal. Elle représente près de 8 500 policiers et policières dont 4 100 de Montréal. -30- |
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