Communiques

LA FÉDÉRATION DES POLICIERS ET POLICIÈRES MUNICIPAUX DU QUÉBECRÉAFFIRME SON APPUI À L’ENREGISTREMENT DES ARMES À FEU

Anjou, le 30 août 2000 — Lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association canadienne des policiers et policières (ACP) qui se déroulera du 30 août au 2 septembre à Halifax, il sera question de l’enregistrement des armes à feu. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) participera à ces assises et entend réaffirmer son appui à l’enregistrement, un aspect important du contrôle des armes à feu.

Alléguant les coûts élevés engendrés par l’implantation et l’administration de ce système, les opposants à l’enregistrement des armes à feu multiplient leurs démarches auprès des associations policières du Canada dont la FPMQ et l’ACP afin de les convaincre de retirer leur appui à la Loi concernant les armes à feu et certaines autres armes. Ces organisations craignent que les montants d’argent investis dans le système d’enregistrement limitent les sommes d’argent accordées aux programmes de lutte contre la criminalité. La FPMQ mentionne qu’à ce jour, aucune preuve n’a démontré que les sommes investies dans le système de permis et d’enregistrement des armes à feu a affecté les budgets touchant les ressources et technologies policières.

La FPMQ est convaincue des effets bénéfiques de l’enregistrement des armes à feu et des permis pour propriétaires. L’information liée à ce système facilite les enquêtes criminelles, permettant de retracer une arme à son propriétaire original. Ces mesures favorisent le respect des normes d’entreposage en responsabilisant les propriétaires. De pairs, l’enregistrement et les permis contribuent à diminuer les ventes illégales d’armes à feu.

La Loi sur les armes permet aux policiers d’exercer des mesures préventives, par exemple, dans un cas de violence conjugale, le policier pourra savoir si l’individu possède une arme et ainsi la saisir à titre préventif. L’enregistrement fournit des informations sur la présence, le nombre et le type d’armes à feu assurant ainsi la sécurité des policiers et des policières qui interviennent sur les lieux d’une infraction.

Avec la nouvelle loi, les responsables procèdent à une vérification intensive des antécédents de chaque demandeur avant de délivrer un permis et avant d’autoriser une vente d’arme à feu. Le lien entre les réseaux policiers et le nouveau système d’enregistrement ainsi que la création de la PIAF, une nouvelle base de données policières sur les incidents violents, permettent de vérifier de façon continue l’admissibilité de chaque individu. Ces vérifications contribuent à empêcher les personnes susceptibles de menacer la sécurité publique de posséder une arme à feu.

Le président de la FPMQ, M. Yves Prud’Homme, déclare : « L’enregistrement des armes à feu et l’obtention de permis sont primordiaux afin de protéger la population et les policiers contre d’éventuels accidents, drames familiaux et tragédies. » Il ajoute : « Les groupes qui s’opposent à ce système devraient proposer des modifications pour l’améliorer au lieu de le combattre. »

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement d’associations syndicales composées de policiers et policières municipaux de la province. Elle compte 130 associations membres incluant la Fraternité des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal. Elle représente plus de 8 800 policiers et policières dont 4 100 de la Communauté urbaine de Montréal.

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