Communiques

LES POLICIERS MUNICIPAUX DISCUTERONT D’UNE ÉVENTUELLE CARTE POLICIÈRE AU QUÉBEC

Anjou, le 30 mai 2000 - Le président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), M. Yves Prud’Homme, a ouvert aujourd’hui le 32e Congrès annuel de l’association. Lors de son discours, il a annoncé aux congressistes qu’ils devront se prononcer au cours de la semaine sur un projet d’une carte policière proposé par le Conseil d’administration. Plus de 270 représentants syndicaux se réunissent sous le thème : « Une mise en commun des services policiers : une nécessité ».

Le président de la FPMQ a débuté son allocution en affirmant : « Malgré un certain scepticisme dans la concrétisation des intentions des gouvernements, la Fédération a depuis fort longtemps demandé cette réorganisation municipale, notamment en ce qui a trait aux services policiers québécois. »

En décembre dernier, les membres du Conseil d’administration ont décidé de former un comité de travail afin d’analyser la question du partage de la carte policière au Québec.

Selon le comité, les avantages d’une telle régionalisation sont manifestes. M. Prud’Homme les a exposés ainsi : « des organisations policières plus efficaces, mieux équipées pouvant offrir des services plus spécialisés; une meilleure protection des citoyens, des policiers et policières; une plus grande cohérence dans la lutte à la criminalité sur le plan régional; et, je le répète, des perspectives de carrière accrues pour nos membres. »

Quant au processus de l’étude, il s’est exprimé de la façon suivante : « Nous avons pris comme point de départ la structure des MRC pour identifier nos régions, sans cependant nous y confiner. Le but de l’exercice, c’est de renforcer les corps de police existants, là où c’est possible. Dans les autres cas, nous recommandons le statu quo. »

M. Prud’Homme est conscient que cette mise en commun entraînera des bouleversements à l’organisation et aux relations de travail mais il est convaincu que toutes les parties en sortiront gagnantes.

Il termine en s’interrogeant sur une possible uniformisation des salaires et d’autres conditions de travail des policiers et policières au Québec : « Pourquoi le salaire d’un policier ou d’une policière devrait-il être conditionné par la couleur de son uniforme? Ces conditions de travail devraient-elles être dépendantes des régions, des grands centres? Est-ce que la sécurité publique doit être conditionnelle à la richesse des communautés? »

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement d’associations syndicales composées de policiers et policières municipaux de la province. Elle compte 130 associations membres incluant la Fraternité des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal. La FPMQ représente plus de 8 800 policiers et policières dont 4 100 de la Communauté urbaine de Montréal.

- 30 -

image
fermer la fenetre