Communiques

LA FÉDÉRATION DES POLICIERS ET POLICIÈRES MUNICIPAUX DU QUÉBEC MAINTIENT SON APPUI À L’ENREGISTREMENT DES ARMES À FEU

Anjou, le 18 août 1999 — Lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association canadienne des policiers (ACP) qui se déroulera du 25 au 27 août prochain à Régina, il sera question de l’enregistrement des armes à feu. La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) participera à ces assises et entend maintenir son appui à l’enregistrement ainsi qu’au contrôle des armes à feu.

Alléguant les coûts élevés engendrés par l’implantation et l’administration de ce système, les opposants à l’enregistrement des armes à feu multiplient leurs démarches auprès des associations policières du Canada dont la FPMQ et l’ACP afin de les convaincre de retirer leur appui à la Loi concernant les armes à feu et certaines autres armes. Ces organisations craignent que les montants d’argent investis dans le système d’enregistrement limitent les sommes d’argent accordées aux programmes de lutte contre la criminalité. La FPMQ mentionne que ce système n’a pas empêché le solliciteur général Lawrence MacAulay d’annoncer le 23 avril dernier des crédits de 115 millions de dollars pour la restructuration du Centre d’information de la police canadienne (CIPC).

La FPMQ est convaincue des effets bénéfiques de l’enregistrement des armes à feu et partage les arguments soulevés par l’ACP. L’enregistrement facilite les enquêtes criminelles permettant de retracer une arme à son propriétaire original. Il fait respecter les normes d’entreposage en responsabilisant les propriétaires. Il contribue à diminuer les ventes illégales d’armes à feu. Il permet aux policiers d’exercer des mesures préventives, par exemple, dans un cas de violence conjugale, le policier pourra savoir si l’individu possède une arme et ainsi la saisir à titre préventif. Il fournit des informations sur la présence, le nombre et le type d’armes à feu assurant ainsi la sécurité des policiers et des policières qui interviennent sur les lieux d’une infraction.

Le président de la FPMQ, M. Yves Prud’Homme, déclare : « L’enregistrement des armes à feu est primordial afin de protéger la population et les policiers contre d’éventuels accidents, drames familiaux et tragédies comme celles vécues récemment par nos voisins du sud où des armes à feu sont en cause. » Il ajoute : « Les groupes qui s’opposent à ce système devraient proposer des modifications pour l’améliorer au lieu de le combattre. »

M. Prud’Homme rappelle que l’Association des directeurs de police du Québec soutient également l’enregistrement et le contrôle des armes à feu.

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement d’associations syndicales composées de policiers et policières municipaux de la province. Elle compte 130 associations membres incluant la Fraternité des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal. Elle représente plus de 8 800 policiers et policières dont 4 100 de la Communauté urbaine de Montréal. Depuis juin dernier, l’association porte le nom de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec.

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