Communiques

LA FÉDÉRATION DES POLICIERS DÉNONCE L’ATTITUDE DE CERTAINS DIRECTEURS DE POLICE

Anjou, le 15 avril 1999 — La Fédération des policiers et policières du Québec (FPQ) dénonce l’attitude antisyndicale de certains directeurs de services de police municipaux qui appliquent des mesures administratives et des sanctions disciplinaires qu’elle qualifie d’abusives et d’injustifiées à l’égard de certains représentants syndicaux. Des événements qui se sont produits récemment forcent la FPQ à réagir face à des mesures de représailles qu’elle considère inacceptables.

Dans une décision rendue le 22 mars dernier, la commissaire du travail, Mme Hélène Bélanger, a annulé le congédiement et a ordonné la réintégration de la policière Brigitte Gobeil à la Régie intermunicipale de police de la Rivière-du-Nord. La commissaire a conclu que l’ex-directeur de ce service de police, M. Claude Danis, a congédié Mme Gobeil pour activités syndicales. L’employeur a porté cette décision en appel.

La FPQ juge que l’appel de la Régie intermunicipale de police de la Rivière-du-Nord est futile et dilatoire puisque l’appelante conteste la décision sur des questions de faits seulement. La responsabilité d’apprécier les faits revenait à la commissaire du travail qui n’a accordé aucune crédibilité à la version de M. Danis. Elle a conclu que l’ex-directeur a fabriqué de toutes pièces les éléments de preuve à la suite du congédiement. «  Voilà un bel exemple d’un gaspillage de fonds publics » proclame le président de la FPQ, M. Yves Prud’Homme.

Le 8 avril 1999, une policière du Service de police de Matane, Mme Andrée Métivier, a été suspendue sans solde pour une durée indéterminée. La Fédération a entamé les procédures nécessaires demandant sa réintégration puisqu’elle soutient que la policière a été suspendue de façon cavalière pour activités syndicales. Mme Métivier est présidente de la Fraternité des policiers et pompiers de Matane.

La Fédération souhaite que le ministre de la Sécurité publique modifie la Loi de police afin de hausser les critères d’admissibilité pour le poste de directeur de service de police, par exemple au niveau de la formation. M. Prud’Homme déclare : « On retrouve dans certains services de police une mauvaise gestion et un climat de travail insoutenable caractérisé par le fait que des employeurs empêchent les représentants syndicaux d’émettre leurs opinions. » Il ajoute : « L’augmentation des critères d’embauche pour la fonction de directeur permettrait certainement d’améliorer la situation au sein des organisations policières au bénéfice de nos membres et de la population. »

La Fédération des policiers et policières du Québec est un regroupement d’associations syndicales composées de policiers et policières municipaux de la province. Elle compte 133 associations membres incluant la Fraternité des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal. Elle représente plus de 8 800 policiers et policières dont 4 100 de la Communauté urbaine de Montréal.

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