Communiques

LA FÉDÉRATION DES POLICIERS ET POLICIÈRES DU QUÉBEC DÉNONCE L’ATTITUDE DU MINISTRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

Montréal, le 12 novembre 1998 - La Fédération des policiers et policières du Québec (FPQ) dénonce la gestion improvisée du ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, dans les dossiers touchant les affaires policières. À compter d’aujourd’hui, le 12 novembre, les policiers et policières municipaux du Québec porteront un macaron sur lequel on pourra y lire: «Ministre de la Sécurité publique demandé».

Ce geste vise à sensibiliser le prochain gouvernement sur l’importance d’un ministère de la Sécurité publique qui se soucie des besoins de tous les services de police de la province et non seulement de la Sûreté du Québec. Il serait essentiel que ce ministère et les intervenants du milieu établissent un plan global concernant la réorganisation policière au Québec dans le but d’atteindre une stabilité de la carte policière.

La décision du ministre d’accorder la permission à la Ville de Buckingham de négocier avec la SQ est un exemple de sa gestion improvisée et met en péril les ententes intermunicipales qui existent ou pourraient survenir. L’attitude du ministre de la Sécurité publique dans ce dossier est tout à fait contraire aux politiques du gouvernement. Ce comportement démontre qu’il a abusé de sa discrétion et qu’il a exercé ses pouvoirs de façon arbitraire et à l’encontre de la Loi de police.

Le président de la FPQ, M. Yves Prud’Homme, s’exprime ainsi: «M. Pierre Bélanger agit comme étant le ministre de la Sûreté du Québec et non celui de la Sécurité  publique. Le temps est venu que le gouvernement du Québec, indépendamment du parti au pouvoir, réalise que tant et aussi longtemps que le ministre de la Sécurité publique aura la responsabilité de la SQ, il sera en conflit d’intérêts et que le ministère demeurera inévitablement une filiale de la SQ.»

La FPQ a décidé de suspendre toute collaboration avec le ministère. Elle demande au gouvernement de décréter un moratoire dans les dossiers relatifs à la réorganisation policière, les projets de fusions, y compris la situation de Buckingham.

La FPQ souhaite que les modifications exigées assurent aux policiers et policières du Québec une stabilité professionnelle en vue d’éviter un éternel recommencement de carrière comme c’est le cas présentement.

La FPQ est un regroupement d’associations syndicales composées de policiers et policières municipaux de la province. Elle compte 137 associations membres incluant la Fraternité des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal à titre de membre associé. Elle représente plus de 8 800 policiers et policières dont 4 000 de la Communauté urbaine de Montréal.

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