Communiques

L’AVENIR DU SERVICE DE POLICE GATINEAU-MÉTRO EST EN PÉRIL

Gatineau, le 23 octobre 1998 - Le 1er janvier 1999, le service de police de Gatineau-Métro risque de disparaître si le ministre de la Sécurité publique, M. Pierre Bélanger, accepte la demande de la Ville de Buckingham. La Fédération des policiers et policières du Québec (FPQ) exige le maintien de ce service tel que la loi le prévoit.

La municipalité demande au ministre l’autorisation de négocier avec la Sûreté du Québec pour que cette dernière assure la patrouille sur son territoire. Depuis 1990, la police Gatineau-Métro dessert les territoires des villes de Gatineau, Buckingham et Angers-Masson. L’entente doit prendre fin le 31 décembre 1998. Le maire de Buckingham, M. Jacques Lareau, ne veut pas la renouveler.

Le président de la FPQ, M. Yves Prud’Homme est d’avis que le ministre doit respecter la législation en cours. En effet, l’article 64 de la Loi de police mentionne que toutes municipalités de plus de 5 000 habitants doit se munir d’un corps de police; or, la Ville de Buckingham compte plus de 10 000 citoyens.

Au cours de la dernière semaine, la Ville de Gatineau a tenté de s’entretenir à plusieurs reprises avec M. Jacques Lareau mais elle n’a essuyé que des refus. M. Yves Prud’Homme déclare : «Il est évident à nos yeux que les autorités municipales de Buckingham font preuve de mauvaise foi.»

Le président de la Fédération est convaincu qu’aucun autre corps policier n’est plus apte à fournir des services de qualité à la population que celui qui existe présentement, soit celui de Gatineau-Métro.

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