Actualités Transfert à la SQ à Mont-Tremblant : mascarade au Conseil municipal

Publiée le 1 octobre 2019

TRANSFERT À LA SQ À MONT-TREMBLANT : MASCARADE AU CONSEIL MUNICIPAL

 

MONT-TREMBLANT, 1er octobre 2019 – La Fraternité des policiers de Mont-Tremblant et la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) prennent acte de la décision et dénoncent la mauvaise mascarade mise en scène par Luc Brisebois, maire de Mont-Tremblant, son conseil municipal et Julie Godard, directrice générale de la ville dans le dossier du transfert de la desserte policière à la Sûreté du Québec (SQ).

 

La Ville de Mont-Tremblant parle ouvertement des deux côtés de la bouche dans ce dossier. Alors qu’elle a embauché une médiatrice pour trouver des solutions afin d’améliorer le climat de travail au poste de police, processus auquel les policiers et policières ont pleinement adhéré, M. Brisebois et ses conseillers lançaient le processus de transfert auprès du gouvernement. En effet, la Fraternité et la FPMQ ont reçu aujourd’hui la confirmation de la part du gouvernement que le processus a bel et bien été entamé en juin dernier, ce que la ville nie depuis trois mois. En plus de laisser entendre que la FPMQ mentait alors qu’elle informait la population de l’état des démarches cet été, la ville faisait croire aux policiers qu’elle s’impliquait pour améliorer le climat de travail, ce qui est visiblement faux.

 

ENVOYER UN MESSAGE CLAIR

Selon toutes vraisemblances, les citoyens et citoyennes de Mont-Tremblant déposeront une pétition réclamant le maintien du service de police municipal lors du Conseil de ville de mardi. La FPMQ et la Fraternité invitent le maire de Mont-Tremblant à faire preuve d’ouverture et d’écoute face à la population.

 

Lors du Conseil de ville de juillet 2019, le Conseil municipal a tenté d’empêcher une citoyenne de lire une déclaration défendant le service de police municipal. Alors que le sujet reviendra sur la table lors de la prochaine séance, les élus devront faire preuve d’ouverture face aux demandes et aux inquiétudes légitimes de la population.

 

RAPPEL DES FAITS

  • En 2016, le maire Brisebois et le conseil municipal déclaraient que les services offerts par les policiers de Mont-Tremblant sont d’une grande qualité et que ceux offerts par la SQ sont bons, mais que ce n’est pas comparable à ce que le Service de police de Mont-Tremblant peut offrir ;
  • Un conflit de travail entre la direction du Service de police et la Fraternité des policiers de Mont-Tremblant perdure depuis près de deux ans à propos d’un interphone qui permet l’écoute à distance des conversations tenues dans le Bloc cellulaire et dans la salle des patrouilleurs ;
  • Alors que la FPMQ a tendu la main à plusieurs reprises à la direction du Service de police et au maire de Mont-Tremblant pour trouver une solution au conflit de travail, ce dernier a préféré débuter les démarches pour transférer la desserte policière à la Sûreté du Québec (SQ) dès juin dernier ;
  • Au cours de l’été, les policiers et policières se sont engagés à contribuer à l’amélioration du climat de travail ;
  • La communauté tremblantoise se mobilise depuis plusieurs mois pour signifier son opposition à un éventuel transfert de la desserte policière à la SQ ;
  • Pendant ce temps, le maire Brisebois, les conseillers municipaux et la directrice générale de Mont-Tremblant mettaient à exécution leur plan de transfert à la SQ en le cachant à la population.

 

CITATIONS

« Je suis abasourdi par cette sortie de la ville de Mont-Tremblant. Nous avons toujours été de bonne foi dans ce dossier en tendant la main à de multiples reprises à M. Brisebois et à ses conseillers afin de trouver une solution. Visiblement, ils avaient des intentions cachées et j’invite la population à envoyer un message clair aux élus lors du conseil de ville du 15 octobre prochain : personne n’a voté pour saccager le service de police municipal à Mont-Tremblant », a déclaré François Lemay, président de la FPMQ.

 

« Les policiers et policières de Mont-Tremblant sont sous le choc face à cette annonce de la ville. Nous avons la chance d’avoir des policiers impliqués dans la communauté et qui travaillent quotidiennement à offrir des services de police communautaires de proximité à la population. Est-ce que M. Brisebois et les conseillers veulent vraiment porter l’odieux de cette décision irréversible à deux ans des élections ? » a déclaré Serge-Alexandre Bouchard, président de la Fraternité des policiers de Mont-Tremblant.

 

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