Actualités Légalisation du cannabis : La ministre Charlebois et le Premier Ministre confirment que Québec ne sera pas prêt

Publiée le 22 novembre 2017

MONTRÉAL, le 22 novembre 2017 – La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) déplore que le gouvernement du Québec n’ait toujours pas de plan d’action pour former suffisamment d’agents-évaluateurs.

En effet, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, affirmait avant-hier que la politique de tolérance zéro pour le cannabis au volant ne serait pas applicable. De plus, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, l’a confirmé à l’Assemblée nationale le lendemain lors de la période de questions et de réponses orales.

« Depuis le 6 septembre dernier, nous demandons au gouvernement de trouver une solution pour former plus d’agents-évaluateurs. Quelle a été sa réponse ? D’avoir recours aux tests de salive qui sont décriés par les spécialistes », a affirmé Robin Côté, Président de la Fédération de policiers et policières municipaux du Québec.

Comme le rapportait l’article du journal Le Devoir intitulé « La tolérance zéro pour le cannabis au volant devra attendre », la science ne permet pas de contrôler efficacement les effets du THC sur les automobilistes dans les analyses de salive, de sang et d’urine. En outre, même lorsqu’un tel appareil sera approuvé, les policiers devront avoir recours à un agent-évaluateur pour constituer le dossier qui sera présenté aux tribunaux.

L’IMPORTANCE DES AGENTS-ÉVALUATEURS

Si un agent a des motifs de croire qu’un conducteur est sous l’effet du cannabis, il devra conduire le fautif au poste de police afin qu’il rencontre un agent-évaluateur. C’est ce dernier qui aura toute la compétence pour poser un jugement critique et des tests précis pour monter un dossier criminel et éventuellement le présenter devant les tribunaux.

RAPPEL DES FAITS

  • Moins de 1 % des policiers et policières du Québec sont formés à titre d’agents-évaluateurs ;
  • En date d’aujourd’hui, 5 corps policiers municipaux n’ont aucun agent-évaluateur et 15 en ont un seul ;
  • Selon les spécialistes, il ne sera pas possible d’évaluer à l’aide de la salive, du sang ou de l’urine si un conducteur est sous l’effet du THC ;
  • Lorsque le gouvernement posera son choix sur un appareil de détection, il faudra tout de même des agents évaluateurs pour monter les dossiers criminels ;
  • La FPMQ demande un plan d’action gouvernemental pour la formation d’agents-évaluateurs depuis le 6 septembre dernier.

« Nous sommes prêts à collaborer avec le gouvernement du Québec afin de trouver une solution commune à ce problème complexe. Mon téléphone est toujours ouvert pour M. Coiteux », a conclu M. Côté.

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